Un succès historique comme première expérience

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Photo: Antoine Saito
Antoine Valois-Fortier

Montréal, 12 octobre 2022 (Sportcom) – Jamais l’équipe nationale de judo n’avait remporté trois médailles à des Championnats du monde avant cette semaine. Une récolte record qui résume les premiers mondiaux d’Antoine Valois-Fortier à titre d’entraîneur, après en avoir vécu six comme athlète.

La délégation canadienne comprenait neuf judokas et s’est classée neuvième à Tachkent, en Ouzbékistan.

Jessica Klimkait, championne en titre des moins de 57 kg, est cette fois-ci montée sur la troisième marche du podium dans sa catégorie. Catherine Beauchemin-Pinard a décroché l’argent des moins de 63 kg le lendemain, puis Kyle Reyes en a fait autant chez les moins de 100 kg, mardi.

Shady ElNahas (-100 kg) et Arthur Margelidon (-73 kg) espéraient peut-être mieux, mais ils ont tout de même obtenu des septièmes places sous la gouverne de Valois-Fortier, lui qui s’est empressé de féliciter humblement l’ensemble du personnel, en entrevue avec Sportcom.

« Je suis super content et je pense que c’est important de souligner le travail de tous les autres entraîneurs et des gens qui étaient là avant moi. Je suis entraîneur à Judo Canada depuis quelques mois, il ne faut pas penser que ces athlètes se sont seulement développés dans les neuf derniers mois », précise-t-il.

Le médaillé olympique des Jeux de Londres a remporté une médaille d’argent et deux de bronze à des Championnats du monde au cours de sa carrière. Il compte aussi six podiums en Grand Chelem et huit à des Grands Prix.

« Tous les hauts et les bas de cette semaine resteront gravés dans ma tête comme une expérience vraiment unique. »

Antoine Valois-Fortier
Il a annoncé sa retraite l’an dernier après avoir participé à ses troisièmes Jeux olympiques. Pourtant, Valois-Fortier assure que la nervosité qu’il a connue lorsqu’il combattait sur les tatamis est toujours présente. La différence, c’est qu’elle se manifeste maintenant dans plusieurs catégories de poids, tout au long de la semaine.

« Je me retrouve encore plus stressé, et plus longtemps ! C’est beaucoup d’anxiété, autant sinon plus qu’avant, mais ça demeure aussi agréable et relevé en émotion », dit-il en riant.

Apprentissage

Depuis qu’il est officiellement entré en poste en janvier 2022, Antoine Valois-Fortier ne cesse d’en apprendre comme entraîneur. Une cohorte aussi talentueuse que celle de l’équipe canadienne a d’ailleurs facilité sa transition.

« Ce sont des athlètes matures, tant sur le plan du judo qu’entre les deux oreilles. Ils m’ont vite fait de la place et m’ont fait confiance. Je me sens extrêmement chanceux », louange l’entraîneur.

« [Au début], c’était surtout d’apprendre à connaître tout le monde. Je ne veux surtout pas faire l’erreur d’entraîner chaque athlète de la même manière. Chaque personne est différente et c’est un apprentissage qui se poursuit encore à ce jour. »

Les performances signées à Tachkent sont encourageantes pour la suite des choses et préparent le terrain pour le processus de qualification olympique. Les judokas canadiens risquent notamment d’être influencés par la détermination de leur entraîneur, qui n’a fait que s’accentuer en Ouzbékistan.

« De voir que les athlètes sont de calibre à une compétition aussi importante, c’est vraiment cool. Ça me permet d’avoir de grands objectifs et j’espère que ça les motive eux aussi. On est capables de se préparer de de performer à ces événements. On sait ce qu’on fait, il suffit d’avoir la bonne recette au bon moment », conclut Valois-Fortier.

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Rédaction : Luc Turgeon

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