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23 mars 2026Montréal, 19 mars 2026 – Du plus loin qu’elle se souvienne, Charlie Thibault a toujours été sur des tatamis, en compagnie de son frère jumeau Justin. La fratrie a été initiée au sport dès l’âge de 4 ans au Club de judo Seïkidokan, à Trois-Rivières. Depuis quelques années, Charlie est maintenant installée à Montréal pour continuer son parcours au Centre national d’entraînement dans le but de rejoindre l’élite mondiale de sa discipline.

Photo IJF – Champinnat du monde cadet 2025
Charlie Thibault 2e
Si le judo était d’abord une initiative de sa mère, elle-même judoka par le passé, la passion s’est rapidement installée chez Charlie, qui se fait progressivement une place sur l’échiquier international chez les moins de 70 kg.
« Ma mère avait déjà fait un peu de judo et elle savait que c’était un bon sport pour apprendre à me défendre et me défouler. Mes parents ont vu que j’ai aimé ça, donc ils m’ont poussée à continuer », a raconté Charlie Thibault.
« J’aime m’entraîner, j’aime me dépasser et voir ma progression. J’aime me battre aussi, quand même, mais il y a aussi le côté social du judo qui est intéressant, je me suis fait énormément d’amis dans le sport. Dès que j’ai commencé les compétitions, ça se passait bien, donc ça me donnait le goût de m’entraîner plus fort pour continuer à m’améliorer. Encore aujourd’hui, ça se passe assez bien. »
Quand Charlie Thibault mentionne que « ça se passe assez bien », elle parle entre autres de sa médaille d’argent aux Championnats du monde cadets en août 2025, à Sofia, en Bulgarie, mais aussi de ses deux victoires lors des deux plus récentes Coupes panaméricaines juniors à Montréal, en 2024 et en 2025. Un palmarès déjà bien étoffé pour celle qui a fêté ses 18 ans à la fin du mois de janvier.
En 2024, elle avait d’ailleurs réalisé tout un tour de force en montant sur trois podiums, dans trois catégories différentes, en trois jours à la Coupe continentale de Montréal. Après s’être imposée chez les juniors, elle a remporté des médailles d’argent chez les cadets et chez les seniors, alors qu’elle n’avait que 16 ans.
« C’est vrai que c’était quand même bien comme fin de semaine à Montréal, mais je pense que mon plus beau souvenir en compétition, c’est vraiment mon titre de vice-championne du monde cadet en Bulgarie. Je m’étais entraînée tellement fort pour les mondiaux parce que je savais que le niveau allait être extrêmement élevé. J’y allais un combat à la fois et quand j’ai gagné ma demi-finale, je n’en revenais pas. Évidemment, j’aurais aimé la médaille d’or, mais je suis extrêmement fière de ma deuxième place, c’était un bel accomplissement », s’est-elle remémorée.
En constante progression
Un an avant ce titre de vice-championne du monde, Charlie Thibault avait été limitée à seulement deux combats aux mondiaux cadets de Lima, au Pérou. Si la défaite avait été difficile à accepter, l’athlète de Pierreville s’en est finalement servi comme motivation pour poursuivre sa progression et atteindre de nouveaux sommets.
« Je suis déménagée à Montréal pour m’entraîner au Stade olympique, ç’a vraiment fait une grosse différence dans mon cheminement. J’ai continué à m’entraîner, à faire des compétitions et l’expérience rentrait petit à petit. C’était ma dernière année chez les cadets et je voulais en profiter avant de passer officiellement chez les juniors. »
Selon l’athlète, c’est surtout sa constance à l’entraînement, mais aussi sa bonne humeur qui sont les principales raisons de ses récents succès.
« Je pense que je suis très travaillante et disciplinée. Il n’y a rien au monde qui va me faire rater un entraînement. C’est peut-être bizarre à dire, mais je suis souriante à l’entraînement et ça fait en sorte que j’adore encore plus le judo », a-t-elle expliqué en riant.
À sa vraie première année chez les juniors, Thibault se fixe déjà de grands objectifs en souhaitant atteindre le podium lors de chacune de ses compétitions. Elle voit toutefois déjà plus loin, avec, dans sa ligne de mire, des participations aux Championnats du monde seniors, et, pourquoi pas, aux Jeux olympiques.
« Dans mes rêves les plus fous, je ferais des médailles aux mondiaux et aux Jeux, ce serait pas mal le sommet du monde ! Il y a plusieurs femmes au Canada qui ont réussi ces exploits-là comme Catherine Beauchemin-Pinard, Christa Deguchi et Jessica Klimkait. Je les côtoie très souvent et ça me permet de croire que c’est possible pour moi aussi. »
Thibault espère également pouvoir inspirer la prochaine génération de judoka canadienne et être la Catherine Beauchemin-Pinard d’une jeune athlète afin de lui montrer que c’est possible de réaliser ses plus grands rêves.
« Il y a déjà des petites filles qui me disent que je les inspire, c’est assez fou. On dirait que, pour l’instant, je ne m’en rends pas tellement compte parce que moi aussi, je vois les plus vieilles comme des sources de motivation. C’est vraiment une fierté de pouvoir montrer l’exemple et j’espère pouvoir le faire encore longtemps », a-t-elle conclu.
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Rédigé par Sportcom pour Judo Canada
Informations :
Patrick Esparbès
Directeur général adjoint
Judo Canada
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