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27 mars 2026Montréal, 26 mars 2026 – Après plus de trois décennies à être active dans le monde du judo, l’expérience d’Helen Bienert a fait ses preuves en tant que bénévole, elle qui est une pièce maîtresse du judo en Alberta.
– Quelles sont vos tâches lors des compétitions ?
– Oh mon dieu…
Ce fut le début d’une longue énumération pour celle qui a travaillé au cœur de nombreuses compétitions depuis les années 1990. Dernièrement, elle a été responsable des inscriptions, des résultats, des hébergements, des repas pour les bénévoles, et plus encore.
« On porte plusieurs chapeaux ! » a-t-elle ajouté en riant. « On fonctionne à l’adrénaline ! On sait qu’à un moment ou à un autre, dimanche soir va arriver. »
Helen Bienert a découvert le judo lorsqu’elle était adolescente, dans les années 1970. Selon ses dires, outre le baseball et le hockey, les choix étaient plutôt limités pour pratiquer un sport à Fort Saskatchewan, en Alberta, là où elle a grandi. Elle s’est tournée vers le judo et s’est entraînée pendant environ deux ans.
Une vingtaine d’années plus tard, elle s’y est replongé quand ses trois enfants, alors âgés de 5, 7 et 9 ans, ont commencé à pratiquer le sport à Fort Saskatchewan.
Au départ, l’idée était de réduire les déplacements entre les entraînements de danse et de taekwondo, qui avaient lieu à différentes journées de la semaine. Cette simple centralisation a mené à quelque chose de plus grand. Une passion qui n’a toujours pas dérougi.
En fait, Helen Bienert n’a jamais été bien loin du judo depuis, comme le reste de sa famille d’ailleurs. Ses deux filles possèdent leur ceinture noire et son fils est ceinture bleue.
« Mes enfants étaient en compétition, alors j’allais déjà aux tournois et j’aime m’impliquer. C’était spécial au départ. Ça m’a fait revoir un environnement dans lequel j’étais familière. Le sensei était quelqu’un avec qui j’avais été diplômée au secondaire. C’est une petite ville et les gens se connaissent! »
Au fil du temps, Helen a assisté à l’évolution du sport et des technologies. Elle a aussi pu rencontrer des Canadiens provenant d’un océan à l’autre, ayant grandi dans des milieux très variés, mais partageant une même passion. Sa maîtrise de la logistique des activités sportives familiales l’aura finalement menée à l’organisation de plusieurs tournois. Surmonter des défis, gérer les imprévus et coordonner toute une équipe sont des tâches qui n’ont plus de secret pour elle.

Toujours prête à mettre la main à la pâte, son engagement se fait de façon naturelle depuis toutes ces années. Dans les compétitions, mais aussi dans des conseils et comités de fédérations sportives.
« J’ai grandi dans une famille de bénévoles. Quand tu trouves quelque chose que tu aimes, ce n’est pas difficile de donner en retour », partage celle qui avait reçu le prix bénévole de shiai par excellence en 2016, remis par Judo Canada.
Il y a trois ans, la fédération canadienne lui a également décerné une ceinture noire honorifique pour tout le travail accompli au sein de la communauté.

« Derrière chaque compétition réussie, chaque sourire d’enfant sur le tatami, il y a des bénévoles comme Helen Bienert », mentionne le directeur général de Judo Canada Nicolas Gill.
« Son dévouement et son énergie incarnent parfaitement l’esprit du judo au Canada. Cet investissement humain est essentiel: il permet non seulement de faire vivre notre sport, mais surtout d’offrir aux jeunes, partout au pays, des occasions de se développer, de gagner en confiance et de bâtir des valeurs pour la vie. »
Pour Helen Bienert, s’impliquer dans les événements va au-delà des judokas, des parents et des entraîneurs. L’impact des bénévoles va bien plus loin et, au final, touche toute la population.
« Année après année, des liens se forment, des amitiés se créent. Il y a des entraîneurs que j’ai connus quand ils étaient de jeunes athlètes et qui affrontaient mes enfants à l’époque. C’est spécial de voir tout le monde grandir et voir cette camaraderie qui se développe. »
« J’aimerais que les gens voient ce que nos enfants peuvent retirer du sport. L’implication avec les clubs, ça représente des bénéfices pour tout le monde. Tu ne peux pas juste recevoir dans la vie, c’est important de donner au suivant. Sans les bénévoles, plusieurs clubs n’existeraient pas et plusieurs événements n’auraient jamais vu le jour. C’est important de redonner », conclut-elle avec le sourire dans la voix.
À votre tour — montez sur le tatami.
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Rédigé par Sportcom pour Judo Canada
Informations :
Patrick Esparbès
Directeur général adjoint Judo Canada
(514) 668-6279



