L’inspirant parcours d’entraîneure de Vanessa McCarron en Nouvelle-Écosse

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« Je crois que le judo est le voyage d’une vie. » Vanessa McCarron ne pourrait mieux incarner sa propre affirmation, elle qui poursuit son cheminement d’entraîneure avec brio et s’implique activement dans différentes activités de judo en Nouvelle-Écosse, tout en élevant cinq enfants et en étant travailleuse autonome.

D’abord athlète, elle a commencé le judo à l’âge de huit ans et a progressé jusqu’à sa sélection au sein de l’équipe de la Nouvelle-Écosse, participant à plusieurs compétitions nationales. Son amour pour le sport l’a amenée naturellement vers le rôle d’entraîneure. Membre du club Kanokai à ses débuts, à New Glasgow, c’est à cet endroit qu’elle a rencontré sa mentore, Cindy Fraser, ancienne entraîneure provinciale.

« Elle m’a énormément inspirée à devenir une entraîneure quand j’ai commencé l’université. J’ai donc donné des cours de judo à Halifax et je me suis finalement concentrée sur mon rôle d’entraîneure à partir de 2003. J’ai suivi énormément de cours pour me spécialiser. Je suis maintenant certifiée instructrice adjointe et instructrice de dojo. Je suis aussi en processus d’être certifiée niveau 3 pour le développement en compétitions. »

Vanessa McCarron

Une des rares femmes en Nouvelle-Écosse à détenir ces niveaux de formation du Programme national de certification des entraîneurs (PNCE), elle se veut un très bel exemple de développement aux yeux d’Andrzej Sadej, directeur de la formation des entraîneurs à Judo Canada. « Vanessa est une pionnière pour les entraîneures de judo en Nouvelle-Écosse. J’espère que son parcours inspirera la prochaine génération d’athlètes féminines à relever le défi d’être entraîneure. Les athlètes canadiennes sont parmi les meilleures au monde et les entraîneures canadiennes devraient l’être également. »

Mentorée et mentore dans de nombreux programmes et de nombreuses activités depuis le début des années 2000, Mme McCarron s’attaque maintenant à un nouveau défi, celui d’être l’entraîneure en chef pour les judokas féminines de l’équipe de la Nouvelle-Écosse aux Jeux du Canada d’hiver de 2023.

« Pour l’instant, je dois observer les meilleures athlètes éligibles de la province pour participer à ces Jeux. Mon travail est déjà commencé, les premiers entraînements ayant eu lieu la fin de semaine des 11 et 12 septembre. Je suis heureuse d’avoir cette opportunité », affirme celle qui a joué le rôle de mentore de l’entraîneur des filles aux Jeux du Canada de 2015.

En fait, elle bouclera la boucle à l’Île-du-Prince-Édouard, à l’hiver 2023. « J’ai remporté une médaille de bronze aux Jeux du Canada de 1999. Quand j’ai gagné cette médaille, je savais déjà que je voulais retourner aux Jeux pour représenter ma province comme entraîneure. Quand j’ai reçu l’appel pour m’annoncer que j’avais le poste, j’étais tellement heureuse. J’ai encore la chair de poule en y repensant. C’est un objectif que je m’étais fixé il y a très longtemps et je peux enfin dire que j’y suis arrivée. »

Elle compte par ailleurs s’adapter aux différents objectifs de ses protégées. « La Nouvelle-Écosse est une petite province qui n’a pas énormément d’athlètes. Je veux qu’elles reviennent avec le sentiment du devoir accompli. Je vais travailler individuellement avec chaque athlète pour que chacune se fixe des objectifs raisonnables par rapport à ses attentes. Certaines voudront une médaille pendant que d’autres voudront seulement acquérir de l’expérience. »

Maman de quatre petits ninjas

Vanessa McCarron est bien évidemment fort impliquée au niveau de son club, le NUMA (Nova United Martial Arts). Elle y est notamment responsable du programme des petits ninjas, visant à faire découvrir le judo aux enfants de 2 à 4 ans.

« J’aime vraiment enseigner aux enfants. Ma plus grande force en tant qu’entraîneure est de m’adapter aux besoins de chacun. Certains suivent des cours de judo pour le plaisir et d’autres veulent se surpasser dans ce sport. Je suis capable de le percevoir et d’offrir un service adapté à chaque enfant. »

Et ces responsabilités s’arriment parfaitement à la vie familiale fort occupée de celle qui a déjà été administratrice au sein de Judo Nouvelle-Écosse. « De nos cinq enfants, les quatre âgés de 2 à 8 ans suivent des cours de judo depuis qu’ils ont 2 ou 3 ans. La plus jeune n’a que 8 mois, elle ne suit pas encore de cours et j’insiste sur le encore. Mais si je suis capable de concilier ma vie de famille et le judo, c’est grâce à mon mari. Il comprend ma passion et m’aide énormément à maintenir un certain équilibre entre ma vie familiale et ma vie professionnelle. Nos enfants adorent le judo jusqu’à maintenant, pour mon plus grand bonheur. C’est facile de les amener avec moi sur les tatamis. »

« Ce n’est pas toujours facile d’aller entraîner quand un de mes enfants est malade ou l’un d’entre eux n’a pas trop le goût de m’accompagner, mais Sensei Jason Scott est comme un membre de ma famille et il est toujours très compréhensif. Je lui dit un grand merci pour l’aide qu’il m’a apporté tout au long de ma carrière d’entraîneure. »

« Je suis quand même au club de deux à cinq fois par semaine. Mais quand je me rends au dojo, je vois le sourire dans le visage de mes élèves et ça illumine ma journée. C’est un endroit où je peux oublier tous mes problèmes et me concentrer sur ma passion. Mon but n’est pas de créer des vedettes internationales. Si ça arrive, tant mieux, mais mon objectif est plutôt de partager ma passion et de faire une différence dans la vie des petits humains que j’entraîne. »

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