Ecaterina Guica à la retraite, mais encore près des tatamis

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Après une carrière de près d’une quinzaine d’années sur la scène internationale, Ecaterina Guica a annoncé sa retraite de la compétition en décembre dernier. Accrocher son judogi ne signifiera pas pour autant qu’elle délaisse son sport. Bien au contraire.

Celle qui est bachelière en psychologie poursuit ses études à la maîtrise dans ce domaine et elle compte bien en faire profiter au judo. En collaboration avec Judo Canada, la nouvelle retraitée mettra en œuvre un projet de prédiction de la performance et de rétention à long terme.

Pour ce faire, elle tentera de cibler quelles sont les caractéristiques qui déterminent la longévité de la carrière des athlètes à partir d’une grille d’analyse précise. Celle-ci tiendra compte de critères variés tels que les habiletés techniques et physiques, la condition physique et le sentiment d’appartenance à son groupe d’entraînement.

« Oui, les résultats sont importants au judo, mais étant donné que c’est un sport où il faut s’entraîner avec des partenaires, c’est aussi important d’encourager ceux qui ont de moins bons résultats lorsqu’ils sont jeunes, croit Guica. Ils ont une grande persévérance et résilience. Peut-être qu’en ce moment ils n’ont pas les meilleurs résultats, sauf que ce sont des personnes prometteuses par leurs caractéristiques personnelles et on peut y prêter attention. »

L’idée de ce partenariat de recherche est née d’une discussion entre elle et Marie-Hélène Chisholm, gestionnaire de la haute performance à Judo Canada et aussi ancienne judoka. Guica lui a fait part de son concept et on l’a invitée à déposer officiellement son projet auprès de la fédération nationale.

« Ils ont accepté et je vais suivre un groupe de 16 jeunes. Certains d’entre eux ont été mes partenaires d’entraînement pendant la pandémie. Je trouve ça vraiment cool, car ça me permet de rester dans le judo ! » ajoute celle qui a fait des études à l’Université Concordia et qui poursuit maintenant son parcours scolaire à la maîtrise avec stage à l’Université Yorkville.

Une présente à tous les tournois majeurs

Durant ses années au sein de l’équipe nationale, la Québécoise de 28 ans a participé aux Jeux olympiques de Rio (2016) et de Tokyo (2021), aux Jeux panaméricains (Toronto 2015), ainsi qu’aux Jeux olympiques de la jeunesse (Singapour, 2010), sans oublier plusieurs éditions des Championnats du monde et des Championnats panaméricains.

Cr photo : IJF

Elle sera d’ailleurs médaillée d’argent dans la ville Reine en 2015 et médaillée d’or aux Championnats continentaux en 2020.

Son plus beau souvenir de compétition demeure la victoire du Canada à la compétition par équipe aux Championnats panaméricains de 2015.

« C’était la dernière compétition de (l’entraîneur) Jérémy Le Bris et c’était la première fois que nous gagnions la compétition par équipe. Toute la journée a été vraiment cool. C’est toujours plus plaisant de gagner en équipe. Les Jeux panaméricains à Toronto étaient aussi vraiment cool, tout comme mes Jeux olympiques et Jeux olympiques de la jeunesse. »

L’athlète qui a grandi à La Prairie (Québec) a carburé au judo pendant son enfance, son adolescence et la première partie de sa vie adulte. C’est avec la même énergie qu’elle s’apprête à plonger dans son nouveau défi.

« J’avais de l’ambition et de la persévérance, mais c’était aussi devenu une habitude. Je ne me posais plus la question. J’ai développé une éthique de travail et de la résilience, surtout à la suite de mes nombreuses blessures. (Cette carrière en judo), oui, ça en valait le coup ! » de conclure celle qui aimerait peut-être, un jour, travailler en psychologie sportive.

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