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22 juin 2026Le judoka François Gauthier-Drapeau (-81 kg) a pris le cinquième rang du Grand Chelem d’Oulan-Bator, en Mongolie, samedi. De son côté, Justin Lemire (-73 kg) a remporté le premier combat de sa carrière dans une compétition de cette envergure.

Quatrième au monde dans sa catégorie, Gauthier-Drapeau s’est incliné en finale de bronze face au numéro un mondial chez les moins de 81 kg, le Russe Timur Arbuzov. Ce dernier a inscrit deux yukos en milieu de combat pour s’imposer.
« Il avait une grosse commande pour le bronze et il a quand même offert un bonne résistance », a souligné l’entraîneur canadien, Antoine Valois-Fortier.
Le Québécois avait eu le dessus dans ses trois premiers affrontements de la journée, au terme de combats chaudement disputés. Il a d’abord dû travailler fort face au favori local, Shinebayar Oyunchimeg, qu’il a battu en temps supplémentaire grâce à un waza-ari.
Au tour suivant, un yuko marqué à la mi-combat lui a permis de l’emporter devant le Coréen Jaeyun Sim.
En quarts de finale, l’athlète de 28 ans se mesurait au Finlandais Eetu Ihanamaki. Il a fallu deux minutes de prolongation pour départager les judokas, Gauthier-Drapeau s’imposant finalement par waza-ari.
Son parcours vers le podium a toutefois été stoppé en demi-finale par le Japonai Yuhei Oino, deuxième au classement mondial. Une erreur d’inattention a permis à Oino de surprendre le Québécois par ippon après seulement 15 secondes de combat.
« J’ai senti François un peu déçu, surtout de sa demi-finale. Je pense qu’il aurait aimé être sur le podium et il sait qu’il a le niveau pour l’être », a partagé son entraîneur.
Chez les moins de 73 kg, Justin Lemire a disposé de son premier adversaire de la journée, l’Israélien Yehonatan Elbaz, par ippon en début d’affrontement. À sa deuxième participation en carrière à un Grand Chelem, le Québécois de 25 ans a savouré sa première victoire à ce niveau.
« C’est un pas dans la bonne direction », s’est réjoui Valois-Fortier.
Le parcours de Lemire a pris fin au tour suivant face à un adversaire de taille, le Géorgien Lasha Shavdatuashvili, qui a eu le dessus par ippon en temps supplémentaire.
« Il a été capable de rester dans le combat longtemps. C’était un combat serré, fermé et très tactique. Son adversaire, c’est un gars qui a beaucoup d’expérience, donc c’est le métier qui rentre pour Justin », a indiqué son entraîneur.
Le processus de qualification en vue des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 débutait d’ailleurs cette fin de semaine au Grand Chelem d’Oulan-Bator. Ce processus s’échelonne sur une période de deux ans et consiste à accumuler le plus de points possibles dans les épreuves du circuit mondial, a expliqué Antoine Valois-Fortier. Les 17 meilleurs athlètes de chaque catégorie de poids obtiennent une qualification directe.
Les Canadiens Coralie Godbout (-78 kg) et John Messe A Besson (+100 kg) seront en action dimanche lors de la dernière journée du Grand Chelem.
Une journée au-delà des attentes à l’Open panaméricain
L’équipe canadienne a fait bonne figure à l’Open panaméricain de Buenos Aires, disputé samedi en Argentine. La délégation, composée de cinq judokas, a remporté une médaille de chaque couleur.
Chez les moins de 63 kg, Laurence Biron s’est couverte d’or au terme d’une finale serrée face à l’expérimentée Anriquelis Barrios, du Venezuela. Cinquième aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021 et médaillée à quelques reprises en Grands Chelems, Barrios était favorite sur papier, a reconnu l’entraîneur canadien, Janusz Pawlowski.
Pourtant, la Québécoise a su s’imposer grâce à une solide performance. Un yuko marqué dans les premières secondes du temps supplémentaire lui a permis de monter sur la plus haute marche du podium.
« Elle s’est très bien battue. Elle a dominé au niveau de la prise et elle n’a jamais été en retard dans les attaques », s’est réjoui Pawlowski.
Plus tôt dans la journée, Biron avait remporté son premier combat contre l’Argentine Agustina De Lucia, avant d’affronter sa compatriote Catherine Toshkov (-63 kg) en demi-finale. Cette dernière a baissé pavllon à la suite d’une accumulation de shidos.
Toshkov s’est toutefois bien reprise en finale de bronze, l’emportant par ippon devant l’Argentine Iara Figueroa avec moins d’une minute à faire au combat.
La judoka canadienne a ainsi conclu sa journée avec une fiche de deux victoires et une défaite.
Du côté masculin, Frédéric De Cardaillac (-73 kg) a dû se contenter de l’argent après avoir été défait par l’Argentin Tomas Sosa en finale. Sosa a inscrit un yuko vers le milieu du combat et a résisté jusqu’à la fin de l’affrontement pour décrocher l’or.
Malgré tout, l’entraîneur canadien s’est dit satisfait des performances de son protégé. « De façon générale, il a démontré qu’il a plusieurs atouts pour être un très bon athlète. Comme entraîneur, j’ai apprécié de le voir se battre jusqu’à la fin avec une volonté de gagner. C’est bon pour sa confiance d’avoir été capable de battre des adversaires de haut niveau », a-t-il souligné.
En route vers la finale, De Cardaillac a disposé de trois adversaires, terminant sa journée avec une fiche trois victoires et une défaite.
Son deuxième combat, en quarts de finale face à l’Américain Emiliano Saucedo GoldSchmied, a été particulièrement exigeant. Le Canadien s’est finalement imposé par yuko après plus de huit minutes d’affrontement.
Les deux autres représentations de l’unifolié, Tylor Collin (-60 kg) et Luke Thomson (-66 kg), se sont quant à eux inclinés à leur premier combat de la journée.
Six autres judokas canadiens fouleront les tatamis dimanche en conclusion du tournoi.



