L’INESTIMABLE TRAVAIL DE DIANE COUTURE RÉCOMPENSÉ

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Véritable pionnière de l’arbitrage féminin en judo, Diane Couture est devenue la toute première récipiendaire du prix Contribution à l’avancement de l’Équité des Genres de Judo Canada.

Au total, ce sont quatre personnes ayant aidé à faire avancer la cause qui seront récompensées par le Comité pour l’Équité des Genres de Judo Canada, autrefois connu sous le nom de Comité féminin.

« C’est important pour nous de souligner tout le travail qui a été réalisé par ces personnes, qui ont souvent fait leur chemin seules et qui s’impliquent afin que ce soit plus facile pour les autres. C’est important de les remercier et de mettre en valeur tout ce travail qui est si important », a déclaré Marie-Hélène Chisholm, gestionnaire de la haute performance chez Judo Canada.

Diane Couture représente parfaitement le rôle d’envergure qu’occupent ces ambassadrices, qui font tout en leur pouvoir pour soutenir l’équité des genres. Au fil du temps, elle a mis en place des programmes pour bonifier l’arbitrage féminin, au Québec comme au Canada.

« C’est toujours apprécié de recevoir un prix comme celui-là et ça me donne la motivation pour poursuivre le travail, a mentionné Diane Couture. Ce n’est toutefois pas le but premier. C’est surtout le développement des femmes en tant qu’arbitre qui me préoccupe et ça me fait plaisir de les voir évoluer. »

DIANE COUTURE

Un parcours riche à partager

Diane Couture a effectué ses premiers pas dans l’univers du judo alors qu’elle avait 16 ans et qu’elle souhaitait pratiquer un sport de combat. Médaillée à deux occasions lors des Championnats canadiens, elle s’est ensuite lancée dans l’arbitrage à l’âge de 18 ans, une profession qu’elle n’a jamais quittée, gravissant les échelons jusqu’à la scène internationale.

« Je savais que ma passion allait me guider dans la vie et ma passion, c’est le judo. J’y suis allée une étape à la fois jusqu’à ce que j’atteigne le plus haut niveau. »

Le curriculum vitae de Diane Couture est très étoffé. Elle a notamment pris part à de nombreux Championnats canadiens, à des Championnats du monde et aux Jeux paralympiques d’Athènes, en 2004. Sa dernière compétition a été les Universiades d’été de Belgrade, en Serbie, en 2009.

Après s’être illustrée dans le métier durant une vingtaine d’années, elle tenait à partager son expérience et à encadrer les futures arbitres féminines. « Je ne pouvais pas garder toute mon expérience acquise sur le terrain pour moi. Il y a des moments difficiles à gérer à l’international et il faut faire notre place en tant que femme. Je l’ai faite assez bien et je voulais redonner aux autres arbitres pour qu’elles puissent suivre mes traces d’une certaine façon. »

Ayant participé aux premiers séminaires internationaux pour les femmes au tournant des années 2000, Diane Couture a ensuite décidé d’offrir un type d’événements similaire, à plus petite échelle, et d’y ajouter un aspect rassembleur très apprécié des participantes. Elle a aussi offert différents stages et autres activités pour aider au développement d’arbitres. Aujourd’hui, elle demeure en contact avec une quinzaine d’entre elles au Québec, qui arbitrent désormais à des niveaux variés et qui ne demandent donc pas le même encadrement.

« J’ai mis beaucoup de temps dans ce métier, mais ce n’est pas tout le monde qui peut et qui veut faire ça. Ça prend beaucoup de flexibilité selon les priorités de chacune, je dois adapter mon suivi et faire du cas par cas », explique-t-elle.

Soutenir la relève

Mère de deux enfants, Diane Couture a lancé un club de judo à Saint-Gervais-de-Bellechasse en 1987 et l’a dirigé durant 15 ans. Elle est ensuite devenue directrice technique au Club de judo de Lévis, poste qu’elle occupe toujours après une quinzaine d’années, en plus de continuer son implication au niveau national.

Tout son travail a mené à des résultats concrets au cours de la dernière décennie, tant en ce qui a trait à la quantité qu’à la qualité, alors que le nombre de femmes arbitres en judo a triplé au Québec depuis 2010.

Près de 50 ans après avoir découvert le sport, Diane Couture est encore tout aussi passionnée. Elle croit qu’il restera toujours du travail à accomplir, mais ne compte pas ralentir pour autant. Elle a déjà approché quelques femmes dans cinq régions du Québec pour assurer le développement de la relève.

Un apport qui mérite d’être reconnu et qui pourra sans aucun doute inspirer bon nombre d’arbitres féminines de judo à progresser dans le métier.